L’abrivado*

Tout autour du grand pré où paissent les taureaux,
Les gardians se rassemblent dans le bouvao.
Ce sont huit cavaliers formant l’abrivado,
Un triangle vivant poussant les animaux

Vers l’arène, là-bas, par les rues du village…
De jeunes Camarguais jouent à les ralentir
Et à les effrayer : un jeu à leur image
Où tout est toléré. Véritable délire

Avec jets de pétards, de feu et de farine !
On sort de nulle part pour exciter les bêtes
Et si quelqu’un trébuch(e), les bêtes le piétinent.
Mais l’on s’en soucie peu car c’est là qu’est la fête.

L’abrivado résiste et tient bon malgré tout ;
Les chevaux sont costauds, les cavaliers agiles,
Et malgré les folies des jeunes casse-cous,
On mène le troupeau jusqu’au coeur de la ville.

*En Camargue, aux Saintes Maries de la Mer

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Cités provençales, La Provence au coeur, Méditerranée. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire