La vue

Poème illustré par un tableau de :

TonyWahlander
www.artony.eu

On s’installe le soir au frais sur la terrasse
Pour mieux s’y reposer ; puis l’on cligne des yeux,
Tout effaré de vivre un tel instant de grâce ;
On sent son coeur qui bat ! Tant de beauté, mon Dieu…

Les flèches des cyprès rayurent la colline
De verticales bleues sur le feuillage vert.
Au couchant le soleil qui s’éteint enlumine
Le ciel pur qui palpite encore de lumière,

Cette lumière rose éclaboussée d’orange
Encerclant d’une aura chaque arbre et chaque fleur
Et les toits au lointain. Une sorte de frange
Qui auréole tout d’une étrange couleur !

Au fond du val un arbre au beau feuillage rouge
Met une tache feu sur la masse des pins.
L’horizon est carmin et l’on dirait qu’il bouge
Sous le soleil qui meurt d’une agonie sans fin.

La colline s’endort. Peu à peu s’y allument
Des lucioles dorées : les lampes des maisons
Sous leur toit orangé. La corne de la lune,
Croissant roux effilé, s’est mise au diapason

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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