La visiteuse

Je l’ai vue qui volait devant la vitre claire,
Son jabot satiné tout gonflé de printemps
Roucoulant plaisamment le retour du beau temps.
Ses plumes bien lissées ruisselaient de lumière.

Elle est passée deux fois, et puis, à la troisième,
A osé s’installer sur la barre d’appui.
Je n’osais plus bouger ! De son plumage gris
Le soleil estival avait fait un poème :

Une sorte de rêve habillé de velours !
Deux yeux brun orangé me fixaient sans méfiance.
Se sentir investi d’une telle confiance
Vous rend soudain plus fort ! C’est un fardeau bien lourd

Qu’un aussi bel oiseau soudain vous considère
Comme un vrai compagnon, sans avoir peur de vous !
Etais-je en train de vivre un rêve vraiment fou,
Miracle inattendu qui soudain vous sidère ?

Nous sommes restées là, figées toutes les deux,
A nous considérer, Humaine et tourterelle.
Puis après un long temps, re-déployant ses ailes,
Elle s’est envolée, roucoulant un adieu .

A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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