La tornade

Il jaillit de partout, ricoche et caracole.
Petit ami du vent aux mille cabrioles,
Il pirouette, il valdingue, il tombe, il rebondit ;
Puis après deux trois sauts sur son cul rebondi,

Il se pose un instant – peut-être une minute !
Ensuite il remet ça, gambades et culbutes,
Jamais découragé et jamais fatigué ;
Toujours de bonne humeur, petit ludion si gai…

Souple comme un ressort aux déclics innombrables,
Jouissant par bonheur d’un tonus incroyable,
Il a peut-être en lui des gènes d’écureuil ?
Ou du moins, je le crois, les gènes d’un chevreuil

Quand il saute partout à longueur de journée,
Empruntant quelquefois des voies si détournées
Que leur témérité vous flanque un coup au cœur.
Jamais un temps d’arrêt. Ni prudence, ni peur…

On voudrait l’attacher pour qu’enfin il s’arrête
Tant ses bonds incessants vous tourniquent la tête.
Un lutin bondissant, un elfe sautillant
Qui de plus étourdit tout son monde en criant

Ou en s’égosillant. Ses jeux vous enquiquinent ?
C’est son moindre souci. Il en rit, vous taquine,
Et s’il vous pousse à bout, c’est tout en s’amusant.
Mais il faut le subir puisqu’il n’a que… deux ans !

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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Une réponse à La tornade

  1. Fillon dit :

    Trop vrai, avec des mots merveilleux

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