La tempête

Poème illustré par un tableau de :

Gustave Courbet 
(1819-1877)

Il fait froid aujourd’hui et le ciel est immense,
Infiniment bleui par l’hiver et le vent.
Il fait froid aujourd’hui, et la garrigue danse
Sous l’énorme mistral tournoyant et hurlant.

On se terre chez soi car le vent en démence
Agressif et brutal s’est fait très menaçant.
Les nues sont affolées et les cyprès en transe
Virevoltent courbés dans l’air tourbillonnant.

Le vent beugle dehors. Il attaque, s’élance
En maelströms glacés qui tournent en vibrant.
La terre se défait, les arbres en cadence
Touchent presque le sol qui frémit en grondant.

La tempête mugit. C’est une apocalypse
Où la Provence crie sous des cieux déchaînés.
Elle attend que le vent déployé en ellipse
S’enfuie jusqu’aux confins de la mer affolée.

Car les flots hurlent, bouent, et ils se désagrègent
Tout en giflant le ciel griffé de flammes rousses.
La tornade rugit. Et là-bas un cortège
De lourds nuages noirs s’en vient à la rescousse.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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