La symphonie de l’Ubaye

Torrent

Poème illustré par un tableau de :

Abby
www.ateliermagique.com

Dévalant de là-haut – peut-être d’un nuage !
Torrentueuse et folle au fil vif de son cours
Et beuglant sa furie toute gonflée d’orage,
L’Ubaye se précipite, elle rue, elle court

Et roule ses galets qui, en s’entrechoquant,
Ponctuent de claquements son étrange musique.
Son flot retentissant d’un chant grandiloquent
Se jette vers l’aval au rythme symphonique

De son rugissement d’indomptable torrent.
Une eau vive qui tonne et qui hurle et qui gronde,
Qui couvre et assourdit de son bruit effarant
Tous les sons montagnards à des lieues à la ronde…

Puis soudain le torrent se calme et s’arrondit ;
Et il gazouille alors, aussi doux qu’un oiseau
Pépiant dans le soleil : son babil rebondit
De bosquet en forêt, de vallon en coteau.

Vacarme ou roucoulis, dolce ou allegro…
C’est le chant de l’Ubaye dévalant la montagne ;
Le fracas du courant, la symphonie de l’eau
Que le vent qui froufroute adagio accompagne.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits « classiques », pratiquement tous voués à la Provence.

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