La sauterelle

 

Elle a les cuisses jusqu’aux joues,
Position plus qu’inconfortable.
C’est ce que nous penserions, nous !
Est-ce vraiment désagréable ?

C’est pour relayer les cigales
Qu’elle chante le soir venu.
Mais c’est le mec, le jules, le mâle
Qui stridule à cris que veux-tu.

Elle est verte, et parfois très blonde,
Avec des bonds phénoménaux.
C’est l’écolo du petit monde
Qui se mange la peau du dos

Car ses mues sont un vrai nanan
Qu’il ne faut pas laisser traîner.
Elle les croque à pleines dents
Pour se refaire une beauté.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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