La promenade

Où nous étions-nous fourvoyés ?
Car nous étions bien incapables
De comprendre qu’un vrai danger
Peut résider dans une aimable

Promenade loin des sommets.
Il faisait bon et le ciel bleu
Semblait si pur et si léger
Qu’on n’osait le croire vicieux.

Mais soudain les nues ont gonflé
Comme des édredons de glace ;
La neige s’est mise à tomber
En effaçant toutes nos traces

Et nous nous sommes égarés,
Perdus pas bien loin du village
Dans nos lourds vêtement trempés,
Trébuchant au coeur de l’orage.

Mais nous avions notre portable …
Quand on nous a récupérés
Comme des oiseaux pitoyables,
Honteux, minables et glacés,

Nous avions compris la leçon.
Les yeux des guides nous disaient
Que nous étions des petits cons,
Et nous en étions consternés :

Ils avaient tout à fait raison !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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