La Poésie

 

Depuis toujours elle est comme un grand oiseau bleu
Qui se pose partout et transforme les choses,
Qui d’une herbe urticante vous façonne une rose,
D’une simple maison un palais prodigieux.

L’ortie se pare alors d’un duvet velouté
Qui la fait scintiller sous trois brins de soleil ;
La maison de guingois aux quatorze volets
Sous l’ombre de la lune se teinte de vermeil.

La poésie repart, se pose un peu plus loin,
Sur un tas de fumier, un mur gris, un vieil arbre.
Parant trois parpaings gris des marbrures du marbre,
Elle furète, va, s’attarde dans un coin

Pour elle un peu trop triste. Elle est l’âme du monde
Et pour toujours présente où l’on veut la chercher.
La poésie va, vient, butine à la ronde,
Chantant à qui le veut son hymne ensoleillé.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits « classiques », pratiquement tous voués à la Provence.

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