La mouche amoureuse

Poème illustré par un tableau de  :

Pat de Wallens
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Il fait moite et chaud. L’air est lourd
Avant l’orage du quinze août ;
Un ronflement lointain et sourd
Gronde d’ailleurs vers Garéoult.

Dans le salon vole une mouche.
Eloi s’en serait bien passé,
D’autant que la gredine louche
Sur le garçon exaspéré

Par ses avances agaçantes !
Rien à faire : elle part en vrille,
Empoisonnante et vrombissante,
Zinzibulant autour de lui

Malgré ses deux bras qui moulinent
Pour pouvoir s’en débarrasser.
C’est vraiment la pire coquine
De tous les bestions du quartier !

Parfois l’importune atterrit
Sur son nez, ce qui le dégoûte !
C’est une infernale chipie
Dont il rumine la déroute :

Il lui faut d’abord l’attirer
Vers la porte qu’il a ouverte,
Et d’un coup de torchon chasser
La satanée bestiole verte !

Ouf, c’est fini ! Elle est dehors…
Mais la revoici sur la vitre,
Lui flanquant presque des remords
Tant ses trois milliers d’yeux sont tristes !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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