La mère

Poème illustré par un tableau de :

Philippe Calabro
www.calabro.canalblog.

Elle est toute gonflée d’une vie bouillonnante
Qui l’agite sans cesse. Et sans cesse elle enfante
Cette vitalité qui créa les nations
Dont est issue chez nous la civilisation.

Elle était terrifiante, et les premiers marins
Ne savaient que longer les rivages voisins
De leur propre cité. Puis un peu plus habiles,
Ils partirent plus loin de promontoire en île

Et devenus hardis, bientôt ils s’installèrent
Sur les bords accueillants de leur déesse mère.
Du soleil et de l’eau, une glèbe fertile,
Un petit arbre laid mais dont suintait une huile

Qui les rassasiait tous d’une énorme énergie,
Elle leur a tout donné : la vie et la survie.
Elle est vraiment la mère et l’énorme creuset
Qu’on appelle chez nous la Méditerranée.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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