La Marseillaise

 

Hirsutes, passionnés, dépenaillés, superbes,
La faim au coin des dents, mâchonnant un brin d’herbe,
Ils marchaient entêtés vers le Nord inconnu.
De grands gaillards costauds tels des ogres barbus.

Ils allaient vers Paris, derrière des meneurs
Qui leur avaient jeté en brillants orateurs
Des mots extravagants : Liberté, et Victoire,
Et leur avaient promis de récrire l’Histoire.

Ils allaient donc tout droit quand un gars en avant
S’était soudain dressé comme un fou en hurlant
Un chant miraculeux pour les faire avancer.
Ils l’avaient vite appris et depuis le beuglaient …

Débraillés, enragés, affamés et heureux,
Comme conscients déjà que cet hymne glorieux
Allait tout enflammer tout au long du voyage.
Un chant qui contenait le soleil et l’orage …

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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