La marmotte

 

Sur la pente pointue tout en haut des alpages,
Une ronde marmotte ameute les grands bois.
Sifflant à perdre haleine elle semble aux abois,
Ameutant la montagne en modulant sa rage.

Mais elle ne craint rien, nul danger ne menace
Son petit corps dodu ni de près ni de loin.
Ce qu’elle a vu là-bas, c’est un quignon de pain
Qui pend au bout des doigts d’un touriste qui passe.

Elle n’est plus sauvage, hélas ! Et en mendiant,
Elle amuse les gens tout de suite attendris
Par sa bouille de clown et par ses pitreries.
Mais elle en a perdu sa dignité d’antan.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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