La malice des choses

Les objets depuis peu me jouent pas mal de tours
En se carapatant : il n’y a pas un jour
Sans que l’un d’eux, le con* ! cherchant à me narguer,
Ne décide soudain de s’enfuir et fuguer

Dans un coin incongru ! Exprès pour m’humilier…
Ou perdrais-je l’esprit, soudain folle à lier,
En ne retrouvant plus portable ni lunettes ?
Pourquoi veulent-ils donc m’embarbouiller la tête ?

Je les dépose ici, je les retrouve là.
Comme clés et papiers… Pour y mettre un holà,
Je dois faire attention ; devenir intraitable
Envers leur perfidie ; les poser sur la table,

En mémorisant bien à quel endroit ils sont.
Mais dès que je m’en vais, ces fichus polissons
Décelant mon départ plient aussitôt bagage.
A moins que ce ne soit Vette qui… déménage !

* Si vous êtes un peu puritain, je ne vous empêche pas de changer ce joli mot, bien dru, bien franc du collier, par un autre plus édulcoré : « l’idiot » par exemple ? Hum, j’aime mieux le mien…

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A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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2 réponses à La malice des choses

  1. Alain Balbo dit :

    Bravo, Vette ! Accrochez-vous !

  2. Hi hi hi ! A un certain âge, il faudrait vivre avec tout accroché autour du cou…

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