La maison du soleil

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J’ai laissé le printemps entrer dans la maison
Par la fenêtre ouverte. Il s’y est faufilé
Avec cette candeur qui défie la raison ;
Et l’hiver déconfit s’en est bien vite allé

Se faire pendre ailleurs. Les murs blancs du salon
Ruissellent de lumière et l’on dirait qu’ils chantent
Un petit air clinquant avec force flonflons.
Les tommettes auburn que tout ce feu enchante

Miroitent tant et plus, tellement bien cirées
Qu’on les dirait huilées par les rais du soleil.
Le ciel ruisselle d’or sur les tuiles ocrées,
Et le vieux toit n’est plus qu’un clignement vermeil.

Ma maison du soleil scintille tant et plus
Dans ce déferlement de lumière nouvelle.
Il y a quelques fleurs aux pentes des talus
Comme pour claironner cette bonne nouvelle :

La plus jolie saison s’en est bien revenue !
Le printemps se balade au cœur de la maison,
Et pour lui souhaiter une gaie bienvenue
Nous allons entonner une aimable chanson…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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