La lampe

maisonnette

Il y a une lampe allumée constamment
Près de la cheminée. Minuscule lumière
Brûlant même la nuit. Un rien, une misère
Qui néanmoins éclaire en brillant doucement

Le bureau où pourtant ne se tient plus personne.
Elise n’éteint plus, même si cela nuit
A l’avenir des gens. C’est du moins ce qu’on dit,
Tout au moins les Humains cultivés qui raisonnent

En pensant au niveau de l’environnement !
Elise est loin de ça ! Il faut que la veilleuse
Soit sans cesse visible, éternelle éclaireuse
Pour celui qui partit il y a si longtemps.

Elle n’est dans la nuit qu’une piètre étincelle,
Mais on la voit de loin, du moins elle le croit…
Et même de la mer ! Quand il s’en reviendra,
Ce reflet au lointain sera le sceau de celle

Qui l’attend patiemment depuis… oh, tant de temps
Qu’elle ne compte plus ! N’est vraiment importante
Que la douce lueur émise par l’amante
A tout jamais fidèle ! Elise qui l’attend…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans A la maison, Amours. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire