La horde

 

Venus du Nord et de la pluie,
Les gens commencent à descendre
Tout encombrés de parapluies,
De sandwichs, de leur peau bien tendre

Car ils ont le teint bien trop blanc.
Ils sont vraiment déboussolés
Et leurs petits en criaillant
Les laissent hâves, harassés.

Sur leur tête le grand soleil
Clignant et fou les intimide,
Et leurs voitures toutes pareilles
Ont encor les essieux humides.

Les Provençaux font le gros dos
Et les contemplent les yeux ronds,
Car ceux qu’ils nomment Parigots
Sont prêts pour la course de fond :

Soleil et plage, plage et soleil,
Plage et soleil, soleil et plage,
Soleil et plage, plage et soleil,
Plage et soleil, soleil et plage…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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