La honte

Poème illustré par la photo d’une oeuvre trouvée sur :

www.hehe.org2.free.fr

Des détritus puants qui envahissent tout !
Pourriture et déchets en immondes collines,
Grouillements inquiétants, rats qui courent partout :
Telle est notre Marseille, alors que dégouline

Du ciel une pluie noire inutile, incapable
De laver à grande eau cette saloperie !
Une ville effondrée et qui se sent coupable
A l’idée de montrer ce visage à autrui.

Un touriste effaré badant rue Paradis
Prend photo sur photo. O mon Dieu ! quelle image*
Va-t-il donner de nous en rentrant au pays ?
Marseille en est prostrée, accablée par l’outrage

Qui deux, trois fois par an lui inflige un supplice
La flétrissant toujours chaque fois un peu plus.
Elle va étouffer sous les tas d’immondices
Qui la noient peu à peu. Marseille n’en peut plus !

Ce sont des inconscients qui la dégrad(ent) ainsi :
Une poignée de gens ne se rendant plus compte
Des dégats infligés à leur ville avilie.
Et Marseille n’est plus qu’indignation et honte !

*Poème paru dans « La Provence » du 21 octobre 2010

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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3 réponses à La honte

  1. Buat-Ménard dit :

    Bravo, pour ce poème…..BISOUS

  2. szczepaniak dit :

    BRAVO VETTE!!!

    Critiquer la grêve HONTEUSE des éboueurs de Marseille est une très bonne initiative ! Honte à tous ces « inconscients »… Sinon, l’image qui illustre votre poème est une oeuvre contemporaine d’un couple d’artistes qui savent avec beaucoup de talent utiliser des déchets pour faire apparaître une image… magique!
    BISOUS
    KARINE

  3. Vette dit :

    Reçu de Patricia :
    « Chère Vette,
    Un petit mot pour te dire combien j’ai aimé ton poème sur Marseille (bien que je n’aime pas particulièrement cette ville) qui est paru dans la Provence, tu as su trouver les mots justes pour retranscrire l’atmosphère qui règne en ce moment dans la cité Phocéenne.
    Encore merci pour tes poèmes que je lis toujours avec autant de plaisir.
    Patricia « 

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