La garrigue en août

Sonnet illustré par un tableau de :

Daniel Sannier
www.danielsannier.com

Calcaire blanc séché par un été dément,
Cascades de cailloux qui roulent sous les pieds,
Enormes lézards verts sous les buissons piquants,
Boules de lavandin sagement alignées ;

Romarin et thym gris aux parfums entêtants,
Chênes verts et kermès sur la terre grillée,
Touffes brunes et bleues, cistes pourpres ou blancs,
Genêts tout fleuris d’or, maigres genévriers :

Tout est sec et craquant dans la lumière intense
Qui surligne de noir les pierriers de Provence
Totalement figés au soleil de midi.

Monde de rochers morts, paysage lunaire,
La garrigue immobile où plus rien ne frémit
Attend du crépuscule un léger souffle d’air.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans La Provence au coeur, Le soleil-lion. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire