La fougasse

Il faut se lever tôt, le dimanche matin,
Pour s’en aller chercher sa fougasse aux lardons.
Elle est encor brûlante et réchauffe les mains.
Et elle sent si bon, le pain et les oignons.

La veille , très sûr de soi, on a recommandé
D’ajouter aux lardons des poivrons, des tomates,
Et des olives noires dans le pâton gonflé.
Plus loin un Béotien la veut aux aromates !

Je me sens Provençal quand le gros boulanger
Le regardant de biais, mi-figue mi-raisin,
Me cligne un oeil complice en rendant la monnaie.
Je lui fais moult éloges sur l’aspect de son pain.

La pâte est bien dorée, bien bombée, entaillée
De grosses fentes rousses. Toute la rue sent bon
Le café bien serré, les tartines grillées.
Il est encor très tôt, le matin est tout blond.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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2 réponses à La fougasse

  1. suzanne huberty dit :

    hum! elle sent bon votre fougasse! on y croquerait à belles dents !merci

  2. Vette dit :

    Merci de « ressentir » ainsi mon poème !
    Vette

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