La foire à la moto

 

Plus une place sur la Place,
Et les rues toutes encombrées
D’un gai méli-mélo d’acier,
De roues, de gens en carapace !

Car c’est la Foire à la moto.
Tous les deux mois dans le village,
Odeur d’essence et bruit d’orage,
Se déploie un mini fléau :

Une horde de chevaliers
Vêtus de cuir et de clinquant
Envahissent, tonitruants,
Les calades en escaliers

Qui dévalent du haut du bourg,
Et les trottoirs, et les ruelles,
Et les parkings et les venelles,
Parfois même le fond des cours.

Les volets sont entrebaillés.
Les villageois terrés chez eux
Jusqu’à l’extinction des feux
Bougonnent, tempêtent, maugréent.

Puis les motards vident les lieux :
Ce fut une belle journée
A troquer et à acheter
Des pièces pour leur presque Dieu !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Chez nous. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire