La fleuriste

 

Quand le mistral est trop violent,
Il sait tempérer sa folie
Chaque fois qu’il passe devant
La boutique de Coralie

Car, comme une amorce de ciel,
Le seuil de son antre fleuri
Sent bon le vert, le vent, le miel
Et tous les parfums d’Arabie.

Même s’il pleut sur Montmajour,
On peut y trouver du  soleil
Car il fleurit jour après jour
Chez Coralie aux cent merveilles.

Partout des corbeilles de fleurs,
Essences rares ou communes,
Et de délicieuses senteurs
– Odeur des lys au clair de lune ? –

Virevoltant au bruit de l’eau.
Partout des frises de couleurs,
Et la sensation sur la peau
De gouttelettes de fraîcheur.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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