La fin d’un amour

Automne coloré aux teintes frénétiques ;
Automne auburn et roux, fauve comme tes yeux ;
Automne aux tons brûlants et tout en camaïeu ;
Automne exacerbé, automne magnifique ;

Automne luxuriant, peut-être trop sublime ;
Automne dans l’excès d’une insatiable faim ;
Automne exaspéré, comme tout à sa fin ;
Automne aux jours radieux mais que le temps élime ;

Automne précédant l’hiver impitoyable ;
Automne pleure un peu, automne pleut trop fort ;
Automne qui pressent l’approche de sa mort ;
Automne – souvenir de jours inoubliables ;

Automne sans remords laissant faner ses feuilles ;
Automne agonisant et de plus en plus gris ;
Automne sans chaleur comme un cœur rabougri ;
Automne qui se meurt, Et moi qui me recueille

En songeant à l’amour qui lors s’en est allé.
La Provence soupire et son ciel s’est voilé…

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A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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2 réponses à La fin d’un amour

  1. Alain Balbo dit :

    Magnifique !

  2. Merci, Erato, de m’avoir si bien inspirée quand j’ai écrit ce poème car- je dois l’avouer – moi aussi je l’aime bien !

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