La fin de l’école

 Poème illustré par un dessin de :

Lombard

Il y a dans l’air un je ne sais quoi
Qui excite fort filles et garçons.
Il fait déjà chaud et dans moins d’un mois
Ils vont oublier devoirs et leçons.

Leur tête est ailleurs, et sous le préau
Danse un air léger qui sent le soleil.
Un cigalon crisse, et il fait si beau
Qu’on n’entend plus rien, que tout émerveille.

La maîtresse a beau élever le ton,
Ils ne sont plus là, ils sont dans un monde
Où l’on peut jouer, et qui fleure bon
Le temps délicieux du rire et des rondes.

Il y a dans l’air un tournis heureux
Et l’on ne peut plus rester éveillé.
Filles et garçons ont fermé les yeux
En ne rêvant plus qu’aux jeux de l’été.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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