La fée

 

 Poème illustré par :

Jacqueline Brochu
www.jacquelinebrochu.com

A Saint Antonin, les jours de marché,
On a constaté que des faits étranges
Perturbaient les lieux : comme si un Ange
En passant par là venait tout troubler !

Les gens sont gentils, les marchands aussi,
Tout est impeccable et se passe bien ;
On est très aimable, et même les chiens
Vont un peu plus loin pour faire pipi !

Quant au vieux Mathieu, s’il montre les dents,
Très bizarrement c’est pour mieux sourire ;
Et si quelquefois il pousse un soupir,
C’est quand il ne peut voler un client.

Même le mistral calmé se tient coi :
Les jours de marché, il va vers la mer
Sans blaquebouler tous les éventaires
Comme il aimait tant le faire autrefois.

On passe son temps à s’interroger :
Pourquoi du comment, que se passe-t-il ?
Pourquoi donc la vie devenue facile
Ne l’est-elle ainsi qu’aux jours de Marché ?

S’ils étaient malins, s’ils observaient mieux,
Les gens comprendraient d’où vient ce bonheur ;
D’un être inconnu et venu d’ailleurs,
Un être discret pourtant tout près d’eux :

Depuis quelque temps Place de l’Eglise,
Vient le vendredi pour vendre ses fleurs
Une vieille dame aux tendres couleurs,
Une vieille fée sagement assise …

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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