La fable du printemps farceur

Claude Thébergé

Poème illustré par un tableau de :

Claude Théberge
www.claudetheberge.com

C’est le premier avril. Ce coquin de Printemps,
Toujours un peu farceur, veut s’offrir les services
Destructeurs et malins des funestes complices
De l’hiver fatigué qui a fini son temps

Et qui s’est mis au vert pour prendre du repos.
Malicieux, immature, et même un peu pervers,
Printemps rameute donc les copains de son frère
Pour qu’ils fassent traîner leur sinistre boulot

Dans un but fort utile : ils l’aideront à être
Autre chose que bon et joli et charmant !
Car il ne veut plus être une saison gnangnan,
Tout tendres roucoulis et doux plaisirs champêtres !

Son idée ? C’est vraiment du grand n’importe quoi
Dont le mistral profite, tout autant que la pluie,
La grêle, le brouillard… et ce n’est pas fini :
La météo prédit un incroyable froid

La semaine prochaine, et peut-être au-delà !
Les aides de l’hiver se laissent tous aller
Et Printemps ne sait plus comment les contrôler,
Arrêter leurs méfaits, y mettre le holà.

Mais par bonheur le Temps se rend compte du ouaille :
Nul ne peut ici-bas être tout à fait libre !
Il rétablit donc vite un précieux équilibre
Et renvoie en enfer les affreuses canailles,

Puis il passe un savon au fauteur de saisons !
Et le pauvre bêta comprend tout déconfit
Que cette fois la fête est vraiment bien finie :
Quand on est le Printemps, on ne joue pas au con !

 

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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