La boulangerie

Ca sent bon le pain frais jusqu’au bout de la rue :
Le vrai, l’artisanal, et qui vient d’être cuit
Il y a à peine une heure. On croit en sa berlue
A voir briller la croûte striée sur la mie

Si blanche et boursouflée avec tout plein de trous !
La croûte bien dorée qui craque sous la dent
En tout petits éclats odorants, durs et roux !
Ce pain du déjeuner et que chacun attend

Stoïque et bien en rang dans le petit matin !
Car chacun à Aurons connaît monsieur Ducasse
Et l’on vient de très loin pour acheter son pain
Ainsi que des croissants, des chichis, des fougasses :

Fougasse au parmesan, fougasses à l’anchois,
Fougasses aux olives, fougasses aux lardons.
Mais il faut m’arrêter – j’y passerais des mois !
Ah ! Il faut inventer les fougasses au thon …

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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