L’Automne

C’est une jeune femme rousse
Au visage grêlé de son.
Ses cheveux raides et très longs
Sont tressés avec de la mousse.

Elle est tachetée de rousseur,
Et c’est la plus jeune des soeurs
Des héritiers du Père Temps :
La plus jolie de ses enfants.

Elle irradie de la lumière
Puis elle ruisselle de pluie.
Elle danse, elle chante et rit
Pour se changer bientôt en pierre.

Elle est vêtue d’or et de roux
Ou de tristes feuilles marronnes.
Elle dit s’appeler « l’Automne »
Avec un long rire très doux.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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