Je voudrais, je voudrais…

Je voudrais, je voudrais, je voudrais tellement
Que ma vie soit longtemps toujours aussi heureuse
Qu’elle l’est maintenant ! Que ma joie contagieuse
Se propage alentour,  et que tous les amants

Ressentent cette joie qui exalte le cœur.
Je voudrais oublier que c’est bientôt l’automne,
Que notre beau jardin s’en va virer au jaune
Et que s’en vont mourir toutes nos belles fleurs !

Mais c’est au fond de soi que luit le vrai soleil,
Le seul qui soit bien chaud, celui qui illumine
Toute vie réussie ; celui qui élimine
Toute noire pensée éclosant au réveil :

Ce soleil de l’amour qui efface le temps
Si sombre de l’automne aux bien ternes journées.
Un amour radieux qui s’en va ajourner
La tristesse inhérente. Un amour que longtemps

L’on a ostracisé quand on était trop vieux !
Qu’importent les années ! Non, le cœur n’a pas d’âge :
L’on peut être amoureux, même si nos visages
Avec leurs petits plis sont un peu… disgracieux !

L’automne n’est plus loin, Mais nous nous en fichons
Car nous sommes tous deux blottis sous notre couette.
La mauvaise saison ressemble à une fête,
Même si le soleil dehors est pâlichon.

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A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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1 réponse à Je voudrais, je voudrais…

  1. Balbo Alain dit :

    Magnifique poème ermpreint de nostalgie mais aussi de soleil.

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