Je t’aime parce que…

Je t’aime parce que… parce que je ne sais,
Je ne sais pas pourquoi ; même dès que j’essaie
De comprendre quelle est cette étrange alchimie
Nous assemblant ainsi, plus que deux vrais amis

Se connaissant depuis leur plus lointaine enfance !
Pourquoi donc as-tu pris une telle importance
Alors qu’il y a peu tu n’étais rien pour moi ?
Et pourquoi ressentir cet incroyable émoi

Pour quelqu’un d’étranger tellement dissemblable
Dont je ne connais rien, si ce n’est cette fable
Qu’il m’a contée sur lui ? Un parfait inconnu,
Un homme né ailleurs qui m’est tombé des nues !

Que suis-je devenue ? Quelle est cette folie ?
Marseille s’endormait ; la ville était jolie
Sous son grand soleil roux embrasant le couchant.
Tout était immobile. On entendait le chant

D’un pigeon amoureux égaré sur la plage.
Je lisais un roman. Au milieu de ma page
Une ombre tout à coup est venue se poser,
Me cachant le soleil. C’était toi qui passais…

Je t’aime tant et plus, et même si j’essaie
De comprendre pourquoi, non vraiment je ne sais,
Je ne sais rien du tout de ce lien qui nous lie.
L’amour nous brinquebale en un curieux roulis…

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A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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2 réponses à Je t’aime parce que…

  1. Alain Balbo dit :

    Magnifique et romantique cette déclaration d’amour !

  2. Eh oui ! Comme quoi il n’y a pas d’âge pour écrire ce genre de ballade…

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