Janvier

 

C’est  un mois assagi, toutes fêtes éteintes.
On redoute le gel qui ne saurait tarder
Les jours sont courts encor, et une toile peinte
A remplacé au ciel le soleil fatigué.

L’on est lassé d’attendre, on voudrait que revienne
Une lumière drue bien haut sur l’horizon.
L’on est enseveli sous des monceaux de laine,
De cagoules, de gants, de gilets à foison.

Le printemps est bien loin, il faut rester patient
Et vivre encalminés comme barques au port.
On tremble et l’on a froid, appréhendant le vent
Qui accentue l’hiver, et vous pince, et vous mord .

Quand on est dans la rue exposé et fragile,
On se sent mal à l’aise, le corps tout replié
Pour échapper au froid. Alentour la grand’ville
Attendant comme vous s’est recroquevillée.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Hiver. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire