Inquiétude

Amoureux

Poème illustré par un tableau de :

Henri Martin
(1860-1943)

Ma main est sur ton cou, et j’y perçois la vie
Qui palpite tout doux sous mes doigts caressants.
Y coulent cette sève et le flux de ton sang
Que je sens circuler, avec la folle envie

De toujours en sentir l’égale progression.
Penses-y, mon amour : il peut être boiteux,
Ce heurt si délicat ! Oui, fais bien attention :
Ta vie est un trésor qui m’est si précieux

Que je pense souvent à ta santé fragile !
Parfois j’ai peur pour toi, pour ton sort, et pour nous…
Mais non, tout est parfait ! Et ton sang sourd tout doux
Sous ces doigts amoureux qui parfois t’horripilent.

Ma main est sur ton cou, j’y sens battre ton coeur ;
Ta peau tendre et si douce est tiède sous mes doigts.
Je ferais tout pour toi ; oublie donc ta rancoeur
Contre mon anxiété : cet agaçant émoi

Est dû à mon amour et à mon inquiétude
Car tu m’es essentiel. A m’en anéantir
Si tu disparaissais. Oh, l’infini désir
De voir se prolonger une aimable quiétude…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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Une réponse à Inquiétude

  1. charlotte B. dit :

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