Gigi

Dame blonde

Est-ce notre Midi qui t’est si favorable,
Gigi aux yeux teintés de lapi-lazuli ?
Le passage du temps ne les a pas ternis :
Comme le ciel d’ici ils sont inaltérables,

Et le soleil d’été n’a pas trop eu le temps
De flétrir ton teint blond, puisque tu n’es venue
Ici qu’il y a peu. Tu y fus bienvenue,
Et nous tous, les anciens, nous fûmes bien contents

D’accueillir parmi nous une nouvelle amie
Dont nous fêtons ce jour quatre fois vingt printemps !
Tu devrais nous donner ton usage du temps :
Es-tu faite d’inox, immuable Gigi ?

Car tu ne changes pas, tu es toujours la même !
Ton corps et ton mental, lisses et inchangeables,
Tout comme ton chemin semblent imperturbables.
Ne varie surtout pas : c’est comme ça qu’on t’aime !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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