Frissons…

Un frisson, deux frissons… Est-ce un début de grippe,
Ce nez congestionné qui se met à goutter,
Ces yeux tout larmoyants commençant à pleurer
Et cette gorge en feu ? Rien vraiment ne dissipe

Mon mal-être indicible ! Et vraiment mal fichu,
Je me sens lessivé comme vieille chaussette.
Tremblements tout partout, terrible mal de tête :
Je ne suis vraiment plus bon qu’à mettre au rebut.

C’est ce crétin d’hiver qui veut faire des siennes !
Je me sens tout patraque et le ciel est bien gris…
Ce fichu février, ce gredin malappris
M’a juste mis à terre en éructant de haine !

Il ne me reste plus qu’à lui fermer ma porte
Et à me mettre au lit sous un gros édredon !
Le mistral mène un siège autour de la maison
En allié de l’hiver ! Le diable les emporte !

Du vin chaud ou du thé avec un coup de gnôle ?
Car il me faut suer tous ces miasmes maudits…
Où es-tu, Mars joli, mon gentil mois qui ris ?
Viens t’en donc leur flanquer moult baffes et torgnoles !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Hiver. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire