Frissons d’automne

Poème illustré par un tableau de :

Albar
www.albar.skyrock.com

Un tout petit frisson : ferait-il déjà froid ?
C’est vrai que le soleil devient plutôt flemmard
Et que quand il paraît, c’est de plus en plus tard.
Un léger halo gris s’accroche au bord des toits

Car la lumière terne est un peu imprécise,
Les jours sont bien plus courts et les ombres s’allongent.
Il faut bien l’accepter, c’est l’Automne qui ronge
Le beau temps permanent et les heures exquises

Où l’on veillait très tard dehors dans le jardin.
Ah ! Un autre frisson … Il va falloir chercher
Pulls et châles bien chauds dans l’armoire fermée
Depuis six mois bientôt. Le soleil qui s’éteint

Remporte sa chaleur tout au creux de son nid
Bien plus au Sud, là-bas, aux terres inversées
De notre monde à nous, en deuil de son été.
Il est même prévu qu’on aura de la pluie…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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