Friselis d’automne

Sonnet illustré par un tableau de :

Celine Litke
www.touchofart.eu

Un friselis de vent ébouriffe les fleurs,
Des chrysanthèmes fous déjà échevelés.
Ca sent bon la fumée. La brise écervelée
Froufroute doucement en répandant l’odeur

Sure et décomposée des feuilles qui se meurent.
Novembre qui s’en vient n’ose pas dévoiler
L’hiver en sentinelle au sein de la fûtaie,
Ne livrant de son jeu qu’une extrême douceur.

L’automne est tendre et clair et déjà un peu roux ;
Le mistral se fait brise, oubliant qu’il est fou
Pour quelques jours encor. La Provence apaisée

Se laisse enfin aller après l’été dément
Qui l’a carbonisée, la laissant dévastée.
Un nuage voltige au-dessus de Saint-Jean.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits « classiques », pratiquement tous voués à la Provence.

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