Fournaise

Il fait tellement chaud que le soleil qui fond
Coule en lumière miel sur la garrigue grise.
La fournaise est trop forte, et chacun tourne en rond
En tentant d’échapper à la trop grande emprise

De cet énorme été suffocant de chaleur.
On recherche de l’eau, de l’ombre et un coin frais
Pour s’y cacher enfin. Et c’est un grand bonheur
De sucer un glaçon qui  nous fait  frissonner.

Ce mois d’août qui roussit toute notre Provence
Est l’un des plus ardents qu’on y ait jamais vus,
Et le soleil y montre une telle arrogance
Qu’on voudrait même en ville y vivre à peu près nus

Car tout ce qui vit souffre, et l’on est dans un four
Nous dévorant tout vif en nous brûlant si dur
Qu’on n’ose plus sortir dans le mitan du jour.
Dans les rues quelques fous cherchent l’ombre des murs.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Le soleil-lion. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire