Fêtes

Allez, mes amis, il faut rire,
Faut s’amuser éperdument,
Boire, chanter, s’aimer, sourire…
Ah, ce n’est point trop le moment ?
Mais on le doit, absolument !

En cette triste fin d’année,
N’est-on pas bien à la maison
Pour suivre ces règles données
Depuis toujours ? C’est à foison
Que ces faveurs sont accordées,

A tous ces chanceux que nous sommes.
Une obligation d’être heureux
Nous pousse à nous conduire comme
Si ces faits divers désastreux,
Ces guerres et tout ce qu’on nomme

Le malheur ne pouvaient pas être.
Buvons encor de ce bon vin,
Comme le faisaient nos ancêtres,
Tout aussi fous et aussi vains
Que le seront nos fils à naître.

Pas de progrès, toujours semblable :
Non, l’Homme ne progresse point !
Mais faisons mine d’être aimables,
Débouchons avec un grand soin
Cette bouteille vénérable.

Chantons donc et rions encore,
Oublions vite ces malheurs
Créés par l’Homme qui adore
Saccager toute joie en fleurs !
N’y aura-t-il jamais d’aurore ?

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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