Fenêtre d’été

Poème illustré par un tableau de :

Jean-Marc Janiaczyk
http://pagesperso-orange.fr/jean-marc.janiaczyk

Fait-il déjà si chaud qu’on ferme ses volets ?
Le soleil déconfit ne peut plus pénétrer
Dans le mas encor frais qui ferme les paupières.
Juillet tout guilleret va surchauffer les pierres

Et tirer les vantaux sera-t-il suffisant ?
L’enfer n’en est encor qu’à ses balbutiements,
Faut-il déjà tout clore pour sauver son bien-être ?
Mais c’est une habitude héritée des ancêtres

Que de vivre enfermés quand arrive l’été
Et l’ombre semble fraîche quel que soit son degré.
On se replie sur soi pour vaincre la chaleur,
Exclus de la lumière et de l’exquise odeur

De résine, de thym, romarin et lavande
Qui flotte surchauffée sur les bois et la lande.
Il ne fait pas trop chaud mais on a tout fermé
Jusqu’à la mi-septembre : on en a décidé !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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