Farniente

Envahis jusqu’aux yeux par une flemme extrême,
Bien coincés dans la coque rouge du hamac,
Farniente de l’été, farniente sans dilemme :
Nous resterons ici en estivants maniaques,

– Maniaques du soleil et fous de sa chaleur –
Jusqu’à ce que Quinzoût nous chasse loin d’ici.
C’est si bon de dormir gavés par la chaleur
Et l’énorme torpeur du soleil du Midi !

Savoir ne plus penser, ne rien faire du tout,
Si ce n’est soulever parfois une paupière
Pour voir étinceler la mer et ses remous,
Ne plus jamais bouger, abreuvés de lumière !

Et nous nous balançons face à l’eau qui balance,
Entre deux grands palmiers chantant comme des lyres
Sous la brise marine ondoyante qui danse.
Si la côte est d’Azur, le ciel est de saphir.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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