Et nos pays, là-bas…

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La mer est comme un coeur : elle bat, elle irrigue
Vos côtes indigo et nos pays, là-bas :
Ces horizons lointains qu’on ne reverra pas
Car on les a quittés par trop-plein de fatigue ;

Fatigués de souffrir, fatigués d’avoir faim…
La mer est le vecteur d’un destin qui nous mène
Vers un monde rêvé, loin de notre géhenne!
Fatigués de mourir en n’ayant été rien….

Le gigantesque coeur cyclopéen palpite :
Sang salé jaillissant sont ces flots d’outremer
Semblables au ressac de votre propre mer !
Est commune cette eau qui tournoie et s’agite !

Corpuscules et riens, nous sommes emportés
Comme fêtus légers. La mer est identique
Sur chaque littoral ; son battement rythmique
Nous porte au fil de l’eau et nous fait accoster

Sur un ilot pareil à notre ingrate terre.
La mer est-elle un coeur et son flux est-il sang ?
Et ce sang noir et bleu est-il assez puissant
Pour arracher nos vies à l’extrême misère ?
* Torture

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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