Draguignan

 

Dans les années 500, Draguignan s’élevait
Au milieu de marais noirs et pestilentiels.
La ville était prospère, accueillante et fort belle
Mais l’on en avait peur et chacun la fuyait

Car pour y accéder, il fallait traverser
Les tristes marécages fumants et gluants
Encerclant les hauts murs de leur miasmes puants !
Bien rares étaient ceux qui osaient s’y risquer

Tant on craignait le Drac tapi sous les roseaux :
Le prince de ces lieux, dragon abominé,
Tout prêt à dévorer qui s’y aventurait…
La cité était morne, on s’y sentait enclos !

On fit alors appel au bon sieur Hermentaire,
Saint évêque d’Antibe(s) et dont on connaissait
Le courage inouï et l’immense bonté.
Il s’en vint aussitôt, abandonnant ses terres

Pour ce qui lui parut alors l’essentiel…
Comment fit-il ensuite ? On ne saurait le dire !
Mais ce que chacun croit, c’est que pour mieux détruire
Le monstre abominable, il fit appel au Ciel !

Le combat fut affreux, mais l’évêque gagna.
Le Bien contre le Mal ! Draguignan délivrée
Du dragon fabuleux put enfin respirer.
Et le Saint repartit croulant sous les « hourrah ! »…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits « classiques », pratiquement tous voués à la Provence.

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