Derniers flocons

village-neige

Le ciel est bleu-marine au-dessus de Simiane.
L’hiver en soupirant s’apprête à déguerpir
Vers le Ventoux, là-bas ; et d’ultimes soupirs
De neige étincelée tombent sur Castellane.

La lumière est plombée ; les villages sont blancs
Sous le ciel bleu-marine où volette la neige
En averse étoilée. Et sur la route beige,
Des pneus noirs ont laissé un sillon tournoyant.

Le ciel est bleu-marine, l’atmosphère est pesante.
Castellane se tait, engourdi, oppressé.
La montagne est ouatée, et la neige froissée
L’a vêtue d’un manteau enveloppant ses pentes.

Les nuées sont marine et le ciel est plombé.
Posé sur les sommets, il pèse lourdement
Sur les pentes nappées d’une chape d’argent.
Castellane est figé, le village se tait.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits « classiques », pratiquement tous voués à la Provence.

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