Délire d’été

Il y a le soleil qui délire et qui danse
Au-dessus du jardin pétillant de couleurs.
Il y a le soleil qui fait valser les fleurs
Et chanter les oiseaux subitement en transes.

Il y a la lumière inondant la campagne,
Submergeant sous son or les blés blonds ondoyants.
Il y a le grand ciel hyalin* et flamboyant
Teintant d’un bleu foncé la mer jusqu’en Espagne.

Il y a la garrigue odorante et trop sèche
Dont la beauté fanée exhale des senteurs
De lavande et de thym. Il y a la moiteur
Des corps qui ont trop chaud ; la peau devenue rêche

Sous les rayons d’acier d’un soleil implacable.
Et il y a la plage et son sable en fusion,
La mer qui s’évapore en presque ébullition
Dans l’énorme chaleur d’un été qui accable

Et qui rend fou le Monde au bord de l’explosion.
Oh ! Puisse-t-il renaître en une autre éclosion…

* Transparent comme du verre

 

 

 

  •  
  •  
  •  

A propos Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Le début de l'été, Le soleil-lion, Méditerranée. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.