De lui à elle

ciel-orageux

Il aime modeler son corps entre ses mains
Et sculpter sous ses doigts ses formes généreuses ;
Sentir s’épanouir la plénitude heureuse
De son désir ardent! Et jusqu’au lendemain

Se lover tout contre elle ; hérisser de caresses
Et de baisers fiévreux la douceur de sa peau ;
Ne pouvoir résister à ses brûlants appeaux
Et transmettre à son corps son trop plein de tendresse.

Il aime son ivresse, il aime son ardeur.
Chaleur contre chaleur de leurs peaux si sensibles
Quand elles sont unies ! Joie irrépréhensible
Qui le fait haleter en lui vrillant le cœur…

Il aime sa passion, il aime qu’elle l’aime
En se laissant aller à tous ces gestes fous
Que suscite l’amour. Puis ces instants si doux
Où, revenant à eux et de nouveau eux-mêmes,

Il se retrouvent seuls, corps tout enchevêtrés.
Il aime infiniment ces moments de tendresse
Où, passion oubliée, étreintes et caresses
Ne sont plus qu’harmonie, tout désir apaisé.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Amours, Portraits. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.