De l’eau…

De l’eau ! Fraîche surtout… Partout sur notre corps
A torrents, à grands seaux, afin  que tous nos pores
La boivent goulûment pour calmer cette ardeur
Qui nous brûle le sang ! Cette énorme chaleur

Consumant la Provence a fait de nous des loques.
On a soif et l’on cuit, l’on halète, on suffoque
Et tout notre Midi est en ébullition :
Une sorte d’enfer où damnés nous bouillons !

Dans le jardin trop sec on joue à s’asperger
A grands coups d’arrosoirs, de lances et de jets
Pour – ne serait-ce que fort fugitivement –
Ressentir les bienfaits du frais ruissellement

De cette fausse pluie. Et notre jeu idiot
Nous détend peu à peu : c’est la magie de l’eau
Revivifiante et drue ; comme si des glaçons
Glissaient sur notre peau à grands coups de frissons.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
Ce contenu a été publié dans Le soleil-lion. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire