Crue d’automne

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Poème illustré par un tableau de :

Vincent Van Gogh
(1853-1890)

Au fil du fleuve noir courent des choses mortes :
Renforcé par les pluies, l’énorme Rhône emporte
Dans ses eaux agitées maints et maints détritus
Tournoyant et valsant tels de frêles fétus.

Il se rue vers le Sud dans l’orage et le vent,
Entraîné par la crue et fonçant droit devant,
Puissant et forcené comme un Titan énorme.
C’est un géant mouvant bien au-delà des normes,

Un monstre impétueux. Et tout en déboulant
Vers le Midi, là-bas, comme un tapis roulant,
Le Rhône file et va, poussant ses eaux foncées
Vers un monde irisé, la Camargue empressée

D’offrir à son flot noir ses terres lumineuses…
Il dépasse Avignon. Ses eaux fuligineuses
Scintillent sous les rais d’un immense ciel bleu
Et son cours écumant se calme peu à peu…

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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