Contrastes

Poème illustré par une tapisserie de :

Vette de Fonclare

Une acide douceur, de la brutalité
Souvent dissimulée sous des coloris tendres ;
Des couleurs délavées, mais tant de dureté,
En cet âpre printemps qui n’en peut plus d’attendre

Pour croître à l’infini et se multiplier,
Que c’est au détriment de ce qui est fragile !
Un bien-être parfait et un semblant de paix,
Mais un combat féroce sur un terrain hostile

Car tout explose et bout, la mort et puis la vie ;
Tout grouille violemment, le ciel comme la terre !
Quand le tonnerre gronde en Provence l’on prie
Pour que l’orage reste manne salutaire,

Ne se déverse pas en trombes meurtrières
Sur nos villages secs et en quête de  pluie.
Et la tendre tiédeur qui palpite dans l’air
Ne doit pas nous leurrer : tout est dur par ici !

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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