Ciel d’hiver

 

Le ciel est si vaste aujourd’hui
Qu’il semble écraser toute vie
En-bas, là-bas, sous les nuages.
Il déploie des forces sauvages

Pour se gonfler immensément
Au fil des jours, au fil du temps ;
C’est un ciel d’hiver boursouflé
De tempêtes et de nuées,

Mais immobiles et si noires
Qu’on a même perdu l’espoir
De le voir redevenir bleu.
Et l’on s’étiole peu à peu

Car on ne connaît pas ici
De ciel si lourd, de ciel si gris
Qu’il vous angoisse et qu’il vous hante.
On éprouve comme une attente :

De roux, et d’or, et de lumière,
Et de couleurs. De la colère
D’un ciel qui vibre et qui rugit …
Mais le mistral est mort d’ennui.

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À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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