Ciel changeant

 

 Poème illustré par :

Val
www.valpeintures.blogspot.com

Un ciel si bleu et  infini
Qu’il semble encor couleur de nuit,
L’infini d’un ciel bleu sans fond,
Un ciel d’été sage et tout rond.

Mais un nuage est apparu,
Et posé sur le grand ciel nu,
Y a posé comme une tache.
Il semblait vraiment si bravache

Ainsi tout seul au beau milieu
De tout ce vide et tout ce bleu
Que le grand mistral tout penaud
S’est enfui du côté d’Allauch.

D’autres nuages bourgeonnants
Ainsi que des flocons d’argent
Ont éclos tout près de leur frère.
En se rapprochant de la terre

Ils se sont gonflés et bouffis,
Comme boursouflés et confits
Dans une énorme turgescence
Qui couvre toute la Provence.

Ils sont maintenant mille et cent,
Et déchaînés, tourbillonnants,
Ils forment un vrai ciel d’automne.
L’horizon s’est strié de jaune.

À propos de Vette de Fonclare

Professeur de lettres retraitée, a créé un site de poèmes dits "classiques", pratiquement tous voués à la Provence.
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